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Les voitures autonomes

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Le secteur de la voiture autonome est un sujet de plus en plus abordé. Longtemps du domaine du rêve, les véhicules autonomes ne sont plus très loin d’être une réalité. Vous avez certainement déjà entendu parler des Google car mais tous les constructeurs automobiles ont leur modèle ou prototype prêt conquérir le monde en espérant être le premier à rafler de juteux bénéfices.
Les véhicules autonomes ont ceci d’extraordinaire sont qu’ils ne se reposent plus sur un conducteur humain mais sur un ensemble de technologie indépendante de l’humain et de ses faiblesses : les machines ne boivent pas, ne sont jamais fatiguées et ne dérogent pas aux règles. De plus, les ordinateurs font rarement d’erreur avec le code de la route.
Cependant, le fonctionnement de ces voitures est d’une complexité extrême et nécessite des investissements colossaux pour leurs mises au point. On estime que dans les années 20, les voitures autonomes seront accessibles à l’ensemble de la population à des prix plus qu’acceptable.

Quels apports

Les voitures autonomes sont censées apporter une diminution de 80% des accidents de la route, puisqu’elles sont plus fiables que les humains.
Elles permettront une diminution de 90% du nombre de voitures. Une étude a déjà démontré qu’une voiture normale est aujourd’hui pendant 97 % du temps en stationnement. Les voitures autonomes pourront être utilisées par plusieurs personnes (elle emmène quelqu’un vers son travail puis revient au domicile pour faire de même avec une autre personne). Elles libéreront donc aussi des places de parking.
Elles réduiront de 90% les temps de déplacement, en améliorant la fluidité du trafic. En effet, la voiture autonome optimise mieux les flux et anticipe plus rapidement, ce qui entraîne un gain de temps. De plus, l’automatisation permettrait à 4 fois plus de véhicules de circuler
Les conducteurs pourront mieux utiliser leur temps passé dans la voiture. La voiture étant autonome, le conducteur peut par exemple travailler pendant le temps de transport.
Mais le passage à la voiture autonome pourrait supprimer ou bouleverser complètement plusieurs métiers comme par exemples les garagistes, les assureurs, les métiers de l’auto-école, les conducteurs de bus, de taxis, etc.
Il y aura donc moins de dépenses autour de l’automobile, ce qui va changer la dynamique de l’économie et ce qui va créer une redistribution de toutes les parts de marchés.

Les taxis

C’est l’effervescence dans ce secteur
Les chauffeurs de taxi seront sans doute les prochaines victimes des voitures autonomes.
On a beaucoup parlé ces derniers temps de la colère des chauffeurs de taxis contre la société Uber et son système de taxis alternatifs. L’application Uber Pop a d’ailleurs été interdite dans de nombreuses villes mais la prochaine étape pour Uber est l’utilisation de “taxis robots”. La populaire application de voitures avec chauffeur travaille d’ailleurs, elle aussi, sur les véhicules autonomes qui permettraient de faire chuter le coût de ce mode de transport pour leurs usagers.
Pour Uber, recruter des conducteurs ? C’est déjà presque has-been.
Uber n’est la seule entreprise à imaginer de se passer de chauffeur pour les taxis. L’Américain General Motors et le service de VTC Lyft ont récemment annoncé un partenariat pour développer une flotte de véhicules sans chauffeur au cours des 10 prochaines années.
Le futur arrive à toute vitesse.

Les camions aussi

Quand on parle de conduite autonome, c’est d’abord les voitures qui viennent à l’esprit. Néanmoins, ce principe ouvre aussi des perspectives pour d’autres moyens de transport, qu’il s’agisse des autocars, des autobus… ou des camions.
Les voitures ne seront donc plus les seuls véhicules à profiter de la conduite autonome par ordinateur. Les camions aussi en bénéficieront. Tous les grands constructeurs sont aussi le coup. Des tests ont récemment été effectués par le constructeur allemand Daimler sur une autoroute allemande avec un véhicule capable de se diriger seul sur une partie du trajet.
D’autres test sont en cours sur les autoroutes de cet Etat de l’Ouest américain sans intervention du chauffeur. Un chauffeur doit néanmoins toujours rester dans la cabine afin de surveiller la conduite et de pouvoir reprendre le volant en cas de besoin. Ici aussi le métier de chauffeur risque d’évoluer.

L’encadrement juridique des voitures sans conducteur

l’Etat de Californie a présenté une série de règles très strictes devant encadrer la future mise en circulation de ce type de véhicules et depuis le 16 décembre, les mesures qui pourraient être imposées font débat. La mesure la plus controversée impose la présence d’un “opérateur capable de reprendre immédiatement le contrôle en cas de défaillances technologiques ou d’autres urgences”.
Le projet de régulation prévoit également que les « accompagnants » seront responsables en cas d’infraction au code de la route, mais aussi en cas d’accident.
La Californie est pourtant l’un des rares Etats américains à avoir déjà autorisé la circulation de voitures sans conducteur sur son réseau routier. Depuis l’an passé, onze constructeurs ont obtenu des permis pour effectuer des essais.
La réticence des autorités californiennes à assouplir ses règles pourrait bien pousser les fabricants à se délocaliser.

Dilemme éthique

La question est provocatrice mais «Comment la voiture devra-t-elle être programmée pour agir en cas d’accident inévitable? Devra-t-elle minimiser la perte de vie, même si cela signifie sacrifier les occupants, ou devra-t-elle protéger les occupants à tout prix? Devra-t-elle choisir entre de telles extrémités?» D’autant plus que les voitures autonomes seront très vulnérables au piratage, plus encore que les voitures connectées puisque des pirates informatiques pourront si la voiture

Les débats sur le sujet ne fait commencer.

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